Ils ont marqué la vie du stade Pontivyen #28

Chers amis, 
Notre rubrique "ils ont marqué la vie du Stade Pontivyen"
Aujourd'hui, Yoann Le Guen, joueur et désormais entraîneur légendaire de nos gardiens
(jeunes et séniors) depuis plus de vingt ans. Apprécié de tous, "Yo" nous parle de son Stade et
de ses souvenirs impérissables sous nos couleurs...
Bonne lecture !
Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Yohann Le Guen, j’ai 47 ans, je suis originaire de Pontivy, et j’habite avec ma
compagne Lydie à Malguénac.

Quel a été ton parcours footballistique ?
J’ai signé ma première licence au stade pontivyen en 1986. J’y suis resté jusqu’en 95. Après
mon service militaire, je suis parti à Saint-Gonnery puis à Stival et j’ai fini ma carrière de
joueur à Malguénac pour jouer avec mes copains.

Présente-nous ton parcours stadiste plus en détail
Après quelques années de vélo, j’ai débuté le football en 1986 à l’âge de douze ans avec
comme premier entraîneur J.M. Rival. J’ai effectué ensuite mes années cadet / junior puis j’ai
incorporé les équipes seniors jusqu’en 1995 avec comme entraîneur G Rolland. Je suis revenu
par l’intermédiaire de Thierry Le Brestec en 2007 en tant qu’entraîneur des gardiens, tout
d’abord au niveau de l’école de foot avec comme première génération un certain Malo
Rolland, ainsi que les autres catégories jeunes, puis sous l’aire Fred Le Gaillard, j’entraînais
les seniors en plus pendant 2 ans. Depuis trois ans j’entraîne toutes les catégories y compris
certaines gardiennes du P2F et je fais partie également de l’encadrement de la N3 où je prends
beaucoup de plaisir.

Ton meilleur souvenir au club ?
Il y en a plusieurs, mais je retiendrais l’année des 4 montées, le match de Guingamp pour la
superbe ambiance, le match contre la Montagne pour notre survie en N3, Lorient pour ma
première expérience sur le banc en 8ième tour de CDF...en espérant qu’il y en ait d’autres !!!
Le tournoi de Castelsarrasin et le TIG qui m’ont permis de connaître de belles personnes et de
passer des moments inoubliables ! C’est ça aussi les valeurs du football. Et pour finir, les spés
GB avec S. Huet qui se terminaient avec la série godasses... Pour explication, à la fin de la
séance de frappes, le gardien qui prenait le plus de but nettoyait les chaussures de tout le
monde !

Ton pire souvenir au club ?
Ne pas avoir fini les deux dernières saisons à cause du covid, et également l’élimination
prématurée l’année dernière contre Baud en CDF.

Le meilleur joueur que tu aies côtoyé ?
Je ne citerai pas un joueur en particulier mais plutôt l’équipe minime de 86/87.

Lorsque l’on te parle du SP, quels mots te viennent à l’esprit pour décrire le club ?
Une grande famille conviviale, un club avec des valeurs.

Que t’inspire le niveau sportif des différentes équipes du club actuellement ?
Avec une équipe fanion en N3, la B et la C en ligue et une D qui monte en D2, on ne peut être
que satisfait. Quant aux équipes jeunes, elles progressent grâce à des éducateurs diplômés et
investis.
S’il y avait une saison à retenir pour le club, laquelle ça serait pour toi ?
L’année de la montée en N3
Si tu as quelques mots pour qualifier un siècle d’histoire autour du ballon rond au SP ?
Le SP vivra après moi, je suis juste fier d’avoir apporté et d’apporter encore ma pierre à cet
énorme édifice.

As-tu une anecdote à raconter depuis le temps que tu es au club ?
Pas qu’une évidemment, avec toutes ces années passées, je vais vous en donner quelques-unes
:
En minime, lors d’un déplacement, l’échauffement d’avant match m’avait été fait par un
parent d’un joueur de mon équipe ; étant jeune et ne connaissant pas l’histoire du club, j’ai su
plus tard que c’était l’un des plus grands gardiens que le SP ait connus, en la personne de M.
Paul Quilleré (gardien du club dans les années 60), qui est le père de mon libéro Stéphane.

Actuellement, avec la N3, à domicile, on a nos places dans les vestiaires mais à l’extérieur,
j’attends que tous les joueurs soient assis pour m’installer. Lors d’un match, j’ai trouvé une
place à côté de Daco, et on le gagne ! Les matchs suivants à domicile, il a voulu être à côté de
moi, superstition sans doute, seulement c’est la place du cap Gael !! tout cela a donné des
situations cocasses entre nous car lui ne croit pas à ce genre de choses...Tout ceci a duré
jusqu’à la défaite suivante...

Lors des déplacements à l’extérieur en minimes, j’étais toujours conduit par J.Y. Bodiou
président à l’époque, à la place du passager avant et maintenant, lors de déplacements avec la
N3, je suis la plupart du temps conduit par S. Le Plénier, place du passager avant, voilà la
boucle est bouclée !

Peux-tu nous donner ton onze de légende stadiste ?
Je vais faire pour le coup dans l’originalité. Je vais nommer une équipe de gardiens aussi
valeureux les uns que les autres, que j’ai côtoyés, entraînés, ou que j’entraîne encore !
O. Maillot / S. Huet / B. Saliou / C. Iziquel / J. Guéguin / F. Jégourel / F. Le Strat / M.
Rolland / G. Tissaud / F. Thébault / D. Ayoul / A. Le Goas et sans oublier la gardienne du
P2F Léanne Taldir.

As-tu un dernier message à passer au peuple jaune et noir ?
Que le SP garde ses valeurs et que les éducateurs continuent à former les jeunes pour
approvisionner nos équipes seniors.

Questions décalées :
Mieux te connaître :
Ton premier club : stade pontivyen

Quel est le surnom dont tu es le plus fier : L. Maugan m’avait surnommé « l’entraîneur de
l’ombre », je trouve qu’il résumait bien mon rôle à l’époque. Plus récemment, « R. Kopa » car
j’ai eu la mauvaise idée d’acheter une paire de chaussures de ce même nom. Merci la chambre
avec certains joueurs seniors, mes "sabots" comme ils disent, ou encore le Kaiser avec
certains. 
Ton expression favorite : yermat ! pour les non brezhoneg cherchez la traduction !
Ton plat préféré : la saucisse aux choux
Ton autre passion : le paysagisme / l’aquariophilie
Ta boisson préférée : le café et le café froid de G. Julé ! Ainsi que le bon vin rouge
Messi ou Ronaldo : je dirais plutôt F. Barthez !
Zidane ou Platini : je dirais H. Lloris
Si tu étais un sportif : T. Riner pour son humilité
Si tu étais une chanson : la découverte ou l’ignorance (Tri Yann) 
Si tu étais un lieu de vacances : la Bretagne évidemment !
Si tu étais un humoriste : notre regretté J.Y. Lafesse 
Si tu étais une émission : faites entrer l’accusé
Si tu étais un super pouvoir : donner à chacun un toit, de la nourriture, et de l’eau potable
Si tu étais un héros de dessin animé : Tintin

Questions sur les anciens coéquipiers :
Qui étais le plus chambreur : on l’était tous ! 
Le plus technique : P. Le Poëtvin
Le plus joyeux : A. Moisan
Le plus intelligent : S. Quilleré
Le plus mauvais perdant : N. Toriellec
Le plus grincheux : j’ai oublié !
Le roi de la 3ième mi-temps : toute l’équipe !
Merci à toi Yoann pour t'être prêté au jeu en répondant à nos questions !